30.04.2019

Les fonds d’impact garants de croissance durable Le changement de présidence d’Incofin offre de la continuité dans l’innovation

A l’occasion de son assemblée générale, Incofin Microfinance Fund, le fonds belge d’investissement d’impact, a présenté ces récents projets innovants ainsi que de beaux chiffres de croissance pour l’année 2018. Sur base de ces chiffres, le Conseil d’administration a proposé auxactionnaires – pour la huitième année consécutive – la distribution d’un dividende de 2,5 %.  Une nouvelle preuve que les investissements dans des projets durables sont utiles à la planète et aux investisseurs et qu’il est urgent d’adapter le cadre législatif afin de continuer à stimuler ce type d’investissements. L’assemblée générale était également l’occasion de remercier Frans Verheeke, qui après 26 ans de présidence, transmet le flambeau à Anita Dewispelaere.

Le conseil d’administration d’Incofin Microfinance Fund a pu présenter de beaux résultats de croissance lors de l’assemblée général des actionnaires.  Fin 2018, Incofin Microfinance Fund détenait 80 millions EUR en portefeuille, ce qui représente une croissance de 6,1 millions EUR par rapport à l’exercice précédent.  « Nous soutenons non seulement les projets d’avenir de 3,2 millions de micro-entrepreneurs dans 30 pays », déclare le président sortant Frans Verheeke, « nous offrons également à nos actionnaires un dividende stable de 2,5 % depuis 2010 ». Le capital d’Incofin Microfinance Fund a lui crû de 3 millions EUR à 45 millions EUR en 2018.

Nouvelles initiatives

« Ces beaux résultats nous permettent d’explorer de nouvelles pistes », déclare Loïc De Cannière, Managing Partner d’Incofin Investment Management, le partenaire opérationnel d’Incofin Microfinance Fund. Ainsi, Incofin distribue un dividende dit ‘social’ de 100.000 EUR sous forme d’assistance technique à des organisations partenaires locales afin de leur permettre de développer leur offre financière. En 2018, ce soutien fut accordé à 3 partenaires financiers actifs en Côte d’Ivoire, au Kenya et en Haïti. « En plus de nos activités traditionnelles de microfinancement, nous voulons développer de nouveaux instruments pour faire progresser de façon durable les entrepreneurs locaux », explique De Cannière. « Ainsi, nous avons par exemple mis sur pied au Nicaragua une assurance contre les catastrophes naturelles, qui permet aux agriculteurs vulnérables d’être mieux protégés contre les conséquences du changement climatique ». Incofin Microfinance Fund veut intensifier ses investissements dans des secteurs comme l’agriculture, l’énergie, l’enseignement, la santé et le logement.

Changement de présidence

Dans les années à venir, ces évolutions seront menées à bien sous la présidence d’Anita Dewispelaere, qui reprend le flambeau de Frans Verheeke, qui a officié à ce poste durant 26 ans. Madame Dewispelaere est depuis 2015 actionnaire d’Incofin Microfinance Fund et dispose d’une large expérience acquise notamment chez ArcelorMital.   « Je suis extrêmement heureuse de pouvoir reprendre la présidence au moment où nous lançons des projets innovants et que les indicateurs d’impact de notre gestionnaire de fonds (Incofin IM) a totalement été aligné sur les Sustainable Development Goals (SDG’s) des Nations Unies. En combinaison avec notre nouvelle plateforme en ligne, nous pouvons dorénavant suivre à la loupe les résultats de nos investissements et montrer, comme jamais auparavant, ce que notre travail représente au niveau sociétal, écologique et financier ».

Playdoyer pour un cadre législatif adapté

En marge de l’assemblée générale, il a, à nouveau, été question d’une facilitation de l’accès à des fonds d’investissement d’impact pour les petits investisseurs en Belgique. La législation actuelle trop restrictive (qui impose notamment une somme d’investissement minimale de 100.000 à 250.000 EUR selon le produit financier) effraie les investisseurs potentiels et oblige les gestionnaires belges des fonds d’impact à créer leurs fonds sous droit étranger, par exemple au Luxembourg, aux Pays-Bas ou en Allemagne, qui eux disposent d’une législation adéquate. Une proposition de loi qui tendait à aligner les règles belges à celle de nos pays limitrophes a été introduite fin 2018 à la Chambre, mais ne sera plus votée sous cette législature. « Nous espérons que la nouvelle majorité reprendra cette initiative après les élections et permettra ainsi à la Belgique de rester un précurseur en matière d’investissements durables », explique Anita Dewispelaere.